Samyang 14mm f/2.8

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Pour effectuer certaines prises de vue comme des photos de paysages ou d’architecture, un objectif Ultra-Grand-Angle (UGA) manquait à mon équipement.
Un Sigma 20-40mm f/2.8 fait bien partie de ma « collection », mais même 20mm, ça restait encore un peu « étroit » à mon goût.

J’ai donc décidé d’essayer cette marque d’objectifs coréens dits « low-cost » dont on entend beaucoup parler mais que je n’avais jamais eu l’occasion d’avoir entre les mains.
Sept à huit fois moins cher que ses équivalents « de marque » (Nikon et Canon), le Samyang 14mm f/2.8 fait en quelque sorte l’effet d’une bombe sur le marché des UGA. Fabriqué en Chine et totalement manuel (pas d’auto-focus ni de contrôle du diaphragme), son prix peut laisser supposer qu’il s’agit de matériel de piètre qualité.

Et pourtant…

Une fois entre les mains, malgré son aspect assez étrange (le bouchon avant fait plus penser à un cendrier de boîte de nuit), son côté massif rassure : ce n’est pas du 100% plastique, loin de là ! Le corps est entièrement métallique et le plastique ne constitue que les bouchons, le pare-soleil et l’ornement de la bague de focale.
Une fois monté sur le boîtier, là, effectivement, lorsqu’on s’est habitué au tout-électronique, on est dérouté : le viseur n’affiche pas l’ouverture et lorsqu’on presse le déclencheur à mi-course, aucune réaction de l’objectif, dépourvu de toute motorisation.
C’est là qu’il faut apprendre ou ré-apprendre les bases de la photographie manuelle (pléonasme ?). S’il est très difficile (voire impossible) d’effectuer une mise au point précise au-travers du viseur, l’hyperfocale [1] se révèle utile, voire indispensable.

Un bref résumé de ce qu’est l’hyperfocale : il s’agit de la distance de mise au point d’un objectif à partir de laquelle, selon l’ouverture et la focale, on obtient une profondeur de champ infinie. Pour cela, quelques calculs s’imposent si l’on n’a pas sous la main un convertisseur comme celui du site DOFMaster.
L’avantage de l’UGA, à ce moment précis, est qu’il a une hyperfocale courte à des ouvertures relativement abordable. Par exemple, en ouverture à f/5.6, l’hyperfocale est à 117cm et le début de la zone de netteté se trouve à 104cm. En ouverture à f/8, l’hyperfocale est à 80cm et le début de la zone de netteté se trouve à 76cm. Et à f/16, on tombe à une hyperfocale à 42cm et un début de zone de netteté à 39cm, soit largement de quoi s’amuser !
Reste ensuite en faible lumière à compenser l’ouverture avec des ISO élevés (avec le D700, je peux être tranquille), une pose un peu longue (ce qui est loin d’être un problème en paysage ou en architecture) ou un éclairage supplémentaire…

A suivre !

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