Pêche aux étoiles

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Samedi 11 août, nous sommes presque au maximum de l’essaim des Perséides, ces étoiles filantes remarquables du ciel estival.
J’ai décidé de faire un sérieux essai de photographies de ces poussières cosmiques, et pour cela, j’ai choisi d’aller me réfugier dans une zone relativement éloignée des lumières citadines, dans le vignoble nantais, près du village de la Regrippière, proche du département du Maine-et-Loire.

Check list faite :

  • Appareil photo,
  • objectif grand-angle,
  • 3 batteries chargées à bloc (oui, le X-T2 est gourmand),
  • 2 cartes mémoires fraîchement formatées,
  • trépied,
  • lampe frontale,
  • siège de randonnée,
  • veste polaire.

Et zou ! On embarque.

A une quarantaine de kilomètres à l’est de Nantes, après quelques tâtonnements et demi-tours, j’ai donc pu trouver un site relativement épargné par la pollution lumineuse (même si on peut trouver LARGEMENT mieux, mais beaucoup plus loin), entre les vignes et éloigné de la circulation.

Mars et la Voie Lactée, allez, avec un peu de chance, je les prends ensemble avec une jolie étoile filante !

22h50, début des hostilités !

Bon, évidemment, la pollution lumineuse, il y en a un peu, je ne voulais pas non plus faire l’aller-retour en Corrèze dans la nuit… L’horizon est lumineux presque à 360°, mais le zénith et le reste de la voûte céleste sont assez épargnés, heureusement.

La vue plein sud est magique : Mars, la Voie Lactée, et Saturne qui s’y cache !

Je profite du paysage très légèrement arboré pour avoir un horizon assez sympathique, malgré les lumières vives. Au passage, un petit test en éclairant les vignes au premier plan avec ma lampe frontale (cliquer sur les photos pour les agrandir).

 

 

 

La Voie Lactée s’étend à 180 degrés dans le ciel, j’en fais donc un petit panoramique. Amusant, mais avec peu de photos en grand angle, il n’est pas possible de faire un collage des photos, du fait de trop fortes déformations dues à l’objectif, tant pis…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je décide ensuite d’orienter mon appareil grosso-modo vers Cassiopée, Andromède et Persée, d’où semblent provenir les météorites, et de le laisser là, avec l’intervallomètre en marche, déclenchant les prises de vues à la suite, sans devoir systématiquement appuyer sur le déclencheur. Cela permet à la fois de perdre le moins de temps possible entre les vues et de ne pas devoir appuyer sur le déclencheur, ce qui fait bouger l’appareil et cause des flous de bougé sur les photos.

Là encore, les étoiles filantes jouent apparemment à cache-cache et passent hors champ ou alors juste entre deux déclenchements, mais je décide de laisser l’appareil jusqu’à ce que la batterie lâche ou les cartes mémoire soient pleines.

 

 

 

Au final, en une heure, ce sont 17 étoiles filantes qui sont passées dans le champ de mon appareil, en voici une compilation* où l’on distingue parfaitement l’origine de la plupart de ces météorites, centrée sur la constellation de Persée :

Mais la température fraîche malgré la polaire, la fatigue, et surtout la rareté (apparente) des météores ont pris le dessus sur ma volonté. Je me résous à commencer à plier bagages, non sans refaire quelques prises de vues « pour la route ».

Un petit coup d’oeil au nord-ouest, vers la Grande Ourse.

Retour à la vue plein sud avec Mars et la Voie Lactée, qui ont déjà bien bougé dans le ciel.

On s’amuse en faisant un essai avec ma voiture (non, ce ne sont pas des fientes d’oiseaux sur la carrosserie, mais les reflets des étoiles).

Et puis juste un regard en arrière pour reprendre cet horizon assez sympathique, avec en plus les Pléiades qui se lèvent.

« La dernière, et je m’en vais ». Je déclenche et balaye les vignes de ma lampe frontale.

… Zut, j’ai éclairé un papillon nocturne et un avion est bien trop visible dans le ciel…

On recommence.

Ah, c’est mieux, mais l’avion est encore trop visible. Encore un dernier essai et j’y vais !

Je déclenche, éclaire les vignes avec le faisceau de ma lampe frontale, mais une lumière me distrait dans mon champ de vision. Un reflet dans mes lunettes ? Un autre papillon ?
En levant les yeux, j’aperçois dans le ciel, une traînée luminescente… Non ?!?!

Coup d’oeil rapide à mon appareil photo… Il est toujours en cours de prise de vue.
J’attends avec anxiété l’extinction du témoin orange de prise de vue. Clignotement vert/orange indiquant le traitement de la photo.
Et … lecture…

 

Commentaires :

Matériel utilisé :

  • Boîtier Fujifilm X-T2
  • Objectif Samyang 12mm F2 NCS CS
  • Trépied Manfrotto

Lieu de prises de vues :

La Regrippière (Loire-Atlantique)

* Fusion des photos :

La fusion des 17 photos donnant un résultat illisible, j’ai procédé à un empilement de calques en conservant uniquement les traînées laissées par les étoiles filantes. Oui, c’est un photomontage (comme ceux de la NASA), mais cela ne signifie pas que ces images n’existent pas 🙂

Voici ce que donne la fusion des 17 images, à titre de comparaison !

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